Sauter seul en parachute ? Pas impossible !

Apprendre à sauter seul en parachute est une question que bon nombre de personnes se posent. En effet, le parachutisme inspire sans doute une certaine crainte vu par l’oeil du profane. Ce sport semble inaccessible par certains côtés. Et pourtant … même les champions du monde commencent bien par un premier saut !

Il faut bien un début …

Sauter seul en parachute n’est pas un exploit en soi. Il faut bien franchir cette étape si vous souhaitez devenir parachutiste.

Comment apprendre ? Quelle formation ? Combien de sauts pour y parvenir ?

Nous vous donnons dans cet article tous nos avis d’experts en la matière. Notre école de chute libre est experte en formation de stagiaires parachutistes depuis 1999. Tous apprennent à sauter seul en parachute en l’espace d’une semaine seulement. Certains deviennent même des experts !

Vidéo

Avant de poursuivre plus avant dans notre article, regardez ceci. Il s’agit d’une petite vidéo qui vous donne un aperçu des possibilités. Vous y verrez des stagiaires qui apprennent à sauter seul en parachute.

Apprendre à sauter seul en parachute : un peu d'histoire

Ouverture automatique du parachute

Dès les origines du parachutisme dit sportif (années 50-60) l’élève stagiaire doit apprendre à sauter seul en parachute. En effet, aucune méthode ne permet, à l’époque, d’accompagner un élève dans son saut. La méthode d’apprentissage du parachutisme sportif emprunte la méthode du largage militaire. Ainsi le parachute s’ouvre grâce à une sangle raccordée à l’extracteur du parachute. Cette sangle se nomme la SOA (alias Sangle d’Ouverture Automatique). Ainsi le parachute se déploie donc grâce à la mise en tension lorsque le parachutiste quitte l’avion.

La méthode traditionnelle

Ainsi, la méthode d’apprentissage du parachutisme avec SOA  s’installe durablement dans toutes les écoles de parachutisme jusque dans les années 90. Cette méthode dite “classique” ou “traditionnelle” (la “trad” comme vous l’entendez sur les zones de saut) reste la méthode officielle prodiguée par la FFP pendant toutes ces années.

 

Apprendre à sauter seul en parachute : création de l'AFF

Pendant ce temps, quelques part aux Etats unis ….

Dans les années 80, les américains commencent à explorer une autre méthode pour apprendre le parachutisme. Cette méthode consiste à accompagner un élève directement en chute libre. En effet, deux moniteurs sautent avec l’élève et lui apprennent les bases de la chute libre en le tenant. Cette méthode dite “accélérée” permet une progression plus rapide de l’élève. Révolutionnaire, cette méthode nécessite néanmoins des instructeurs très qualifiés. Cette méthode née au début des années 80 aux USA s’appelle AFF (alias, Accelerated Freefall Formation).

Pendant ce temps en France ...

Pendant ce temps en France …

Alors que les américains développent la méthode AFF dans les années 80, nos écoles françaises de parachutisme continuent l’utilisation de la fameuse méthode traditionnelle. Dans cette méthode, le moment crucial est celui où l’instructeur décide d’autoriser son élève à réellement sauter seul en parachute. C’est à dire de retirer la SOA et demander à l’élève d’ouvrir lui même son parachute. On appelle cela une “ouverture commandée” … L’élève doit donc sauter seul, prendre sa position de chute libre et ouvrir son parachute après avoir compté quelques secondes (5 ou 10 secondes … puis 20). Grand moment solennel pour l’élève … et quelques sueurs froides pour l’instructeur !;). Il s’agit de couper le cordon ombilical avec l’élève et le laisser sauter seul …

Mais cette méthode traditionnelle prend beaucoup plus de temps que la fameuse AFF. Courant années 80, la FFP invite des instructeurs américains à venir en France pour instruire quelques premiers moniteurs français à la méthode AFF …

La naissance de la PAC (Progression Accompagné en Chute libre)

C’est à Bergerac, avec quelques instructeurs renommés de l’époque tels que Christian Boulanger ou Jean Michel Maheu (alors CTN de la FFP), que nait la version française de l’AFF. En fait il fallait simplement appliquer la méthode américaine tout en changeant simplement le nom sous une version française. Ce nom à l’époque donne : méthode de Progression Accélérée en Chute libre. C’est la traduction française de Accelerated Freefal Formation …..

 

Et la PAC devint la PAC …

Ainsi, dans les années 90, la PAC prend de plus en plus d’ampleur en France au sein des école de chute libre. Cette méthode commence d’ailleurs à se différencier de la méthode AFF sous l’impulsion de moniteurs français innovant et d’un niveau technique très supérieur à la moyenne.

La PAC des années fin 80 devient la PAC française … Le nom change en Progression Accompagné en Chute libre et retire le terme “Accélérée”. La méthode change de même, donnant plus de liberté pédagogique aux moniteurs. En contre partie, la sélection et la formation des moniteurs qui accompagnent des élèves en train d’apprendre à sauter seul en parachute est drastique. En effet, la direction technique de la FFP impose des pré-requis techniques bien supérieurs à toutes autres nations. dans ce domaine, la PAC française devient une formation prodiguée par des moniteurs d’élite !

Sur cette photo, un élève se tient au hauban de l’aile d’avion prêt à sauter tout seul en parachute. Son instructeur est dans l’avion et vérifie que la SOA soit prête. Vous voyez cette SOA flotter derrière le parachutiste. L’élève s’installe tout seul grâce au marche pied au dessus de la roue. Une fois prêt, il se laisse flotter sur l’air tout en se tenant au hauban. Il n’a plus qu’à se lâcher !

Sur cette photo ancienne, un élève en train de sauter seul en ouverture de parachute “commandée”. C’est à dire que c’est l’élève qui ouvre son parachute grâce à la poignée et non plus grâce à la SOA.

Deux instructeurs et leur élève pendant un saut en méthode américaine AFF.

Un élève et son moniteur Véloce lors d’un stage PAC à Gap. L’élève n’a que 4 ou 5 sauts et est déjà capable de voler tout seul sans l’aide de son moniteur. Vous voyez l’intérêt de cette méthode PACcomparée avec la méthode traditionnelle qui réclame plus de sauts pour arriver au même résultat ?

Apprendre à sauter seul en parachute : Pourquoi le faire ?

Un accomplissement de soi ou un défi ?

Sauter en parachute c’est la mise en pratique du célèbre rêve d’Icare ! Pourquoi sauter seul en parachute ? Nous avons déjà plus ou moins répondu à cette question dans notre article : Pourquoi sauter en parachute ?

Cependant, la recherche de sensations fortes et d’un certain degré d’accomplissement de soi restent le plus souvent les motivations intrinsèques avouées par nos stagiaires. Parfois cela relève du défi. Mais au final, peu importe pourquoi vous souhaitez sauter tout seul et atterrir avec votre propre parachute au départ d’un avion en parfait état de marche. Nous sommes là pour accompagner dans votre apprentissage du vol ;).

Quelle formation choisir pour sauter seul en parachute ?

Méthode traditionnelle

L’historique que nous vous faisons plus haut vous donne les deux types de formation pour apprendre à sauter seul en parachute.

D’une part vous avez la méthode dite “traditionnelle” (la Trad …) avec donc une ouverture automatique dans les premiers temps. Ensuite, après quelques sauts avec SOA vous passez en ouverture “commandée” où vous chutez seul pendant les secondes que l’on vous demande de compter. Vous passez vos brevets et le tour est joué ! Cela vous prend une bonne semaine et une bonne quinzaine ou vingtaine de sauts .

Méthode Stage PAC

Le stage PAC est l’alternative à la méthode traditionnelle. Toutes les écoles de chute libre françaises emploient majoritairement cette méthode désormais. Peu d’écoles proposent la méthode traditionnelle maintenant. Mais elle existe toujours :).

Le stage PAC consiste en un minimum de 7 sauts. C’est à dire 6 sauts accompagné d’un moniteur. Et un saut en solo sans moniteur avec vous ! Il s’agit de la formule la plus basique.

Différentes formules de stages PAC

Nous proposons d’autres formules pour permettre des formations complètes allant jusqu’au brevet A notamment (brevet de parachutiste autonome). Notamment la formule Stage PAC “All inclusive” qui ajoute plus de sauts et même de la soufflerie (simulateur de chute libre). Nous proposons de même le stage PAC brevet A incluant 15 sauts pour ceux qui souhaitent atteindre le niveau de parachutiste autonome dans la continuité du stage PAC.

Sauter seul en parachute : en combien de sauts ?

Le nombre de sauts pour parvenir à sauter seul en parachute en théorie est de 6. Pourquoi 6 ? Tout simplement parce que c’est le nombre de sauts minium imposé par la FFP pour que lors d’un stage PAC, l’élève soit autorisé à partir seul d’un avion. Pendant sa formation en stage PAC, l’élève apprend à maitriser :

  • sa position de chute libre
  • la vigilance altimètre
  • une capacité à ouvrir lui même son parachute
  • sa capacité à revenir face au sol depuis une position sur le dos

Voici donc les 4 prérogatives nécessaires pour permettre à un élève parachutiste de pouvoir sauter seul en parachute.

Saut Solo

A l’issue de ces 6 sauts, le moniteur autorise (ou pas) son élève à partir pour son fameux saut solo. C’est à dire que l’élève franchit la porte de l’avion tout seul sans être accompagné par son moniteur tout au long de la chute. Quand on annonce cela à nos élèves, parfois certains nous disent :”Mais tu vas nous accompagner quand même !? …”. En fait ce ne serait pas un saut solo si le moniteur accompagnait son élève dans ce fameux saut solo, n’est ce pas ? ;).

Stage PAC et saut en tandem

Le saut en tandem est-il requis avant de faire un stage PAC ?

Non le saut en tandem n’est pas nécessaire pour apprendre à sauter seul en parachute. Vous pouvez commencer directement par le stage PAC sans soucis !

Un saut en tandem, pourquoi pas ? Mais …

Vous pouvez évidemment commencer par un baptême de chute libre en tandem. Ainsi vous pouvez prendre la mesure. En effet ce saut vous donne un bon aperçu des sensations et du défi que vous vous imposez. Néanmoins vous ne serez pas en train de sauter tout seul sous votre parachute … Pour cela le stage PAC ou tout du moins le saut d’initiation PAC fera votre bonheur !

Le saut en tandem …

... contemplation permise !

Stage PAC …

... concentration requise !

Quelles sont les contre indications pour sauter seul ?

Apprendre à sauter seul en parachute ne réclame pas des capacités physiques et intellectuelles hors normes. Cependant, le parachutisme exige une bonne disponibilité mentale et émotionnelle. On ne vient pas au parachutisme pour se faire peur mais pour se faire plaisir !:)

  • Ne pas avoir de problèmes majeurs d’épaules. Notamment de luxation récidivante d’épaule.
  • Ne pas être diabétique.

Peut-on commencer à tout âge ?

L’âge minimum en France pour débuter le parachutisme est 15 ans (et une autorisation parentale !). L’âge n’est pas réellement un problème en soi à partir du moment où la motivation est haute. Cependant nous savons que la souplesse diminue quelque peu avec l’âge … Il faut donc s’attendre à ce que l’apprentissage de la chute libre soit un peu plus longue. Mais ce n’est pas infaisable :). Juste un peu plus long éventuellement …

Le problème de l’atterrissage

En réalité, lorsque l’on atteint un certain âge, c’est l’atterrissage qui pose un peu plus de soucis. En effet comme l’élève pilote seul son parachute (accompagné d’une radio cependant), celui doit pouvoir courir au moment de poser les pieds au sol. Mais une bonne glissage sur les fesses résout bien ce problème !:)

Conclusion : apprendre à sauter seul en parachute c'est possible ?

En conclusion, apprendre à sauter seul en parachute est parfaitement abordable au commun des mortels. Il existe de très bonnes écoles de parachutisme en France qui permet de débuter le parachutisme dans les meilleures conditions. La France est l’une des nations les plus réputées en matière de parachutisme !

Rejoignez nous dans le ciel de Gap Tallard !

Notre plateforme de saut à Gap dans les Hautes-Alpes (05) a tous les atouts pour vous faire vivre un moment inoubliable !

A très bientôt !

Leave a Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.